le vent est rond
les moments tournent
la belle est beau
ma Zà' théâtre
aux accorde graves méticuleux
zen Zàeen désireuse
des douces douves où nous baignons
nus naïfs nous abusons
des recoins neufs
du château ville
c'est nous qui est fort
et nos murailles ne se grimpent
qu'en accord à nos accords
symphonie dans notre Bastion
serait-ce l'heure de mon retour?
- SS
- PV
lundi 2 septembre 2013
feu le feu
Perdre son charme comme un adulte nez saignant
ma toison de foyer Flambe en titubements
chaque épinette de mon nord pelage
s'ombre ; le passé s'endre l'ébène
en afrique je m'éveille
aux côtés d'un Soldat dépareillé
Sammy ne me voit pas il semble se laver
de quelque chose
-- - l'histoire m'est connue
;``
.,.,.,.,.
le Feu parti bientôt
dit-on qu'il fait pousser mieux
les mêmes choses qu'avant
ma toison de foyer Flambe en titubements
chaque épinette de mon nord pelage
s'ombre ; le passé s'endre l'ébène
en afrique je m'éveille
aux côtés d'un Soldat dépareillé
Sammy ne me voit pas il semble se laver
de quelque chose
-- - l'histoire m'est connue
;``
.,.,.,.,.
le Feu parti bientôt
dit-on qu'il fait pousser mieux
les mêmes choses qu'avant
vendredi 30 août 2013
Récit de Sammy Soldat - Partie 5
SMS de SS :
« Mon éloignement ne gagne rien, tous perdent dans cette lointaine chaleur. La fin de moi s'écrie et je l'entends.b »
« Mon éloignement ne gagne rien, tous perdent dans cette lointaine chaleur. La fin de moi s'écrie et je l'entends.b »
mercredi 28 août 2013
Poèmes de guerre - Montréal - II
«
les ponts morts s'écroulent
sur mon île ma Muse se saoule
à mes cris seul répond l'écho
de l'eau
les bateaux à cordes d'amis sincères peut-être
amarés ailleurs je suis en bien piètre
état, et las,
hélàs
« reprend ton fusil
nous nous aimerons »
- SS
»
Récit de Sammy Soldat - Partie 4
Sammy Soldat a trouvé un oasis dans lequel des plaques solaires ont réussi à recharger son cellulaire. Il m'a donc envoyé ceci :
« Dans le désert je suis tombé sur un journal froissé, section art de vivre. Article scellé sous le sable : double IPA mythique des trois mousquetaires, bière hors série. Me voilà depuis si longtemps, me semble-t-il, sous le jugement impitoyable du soleil dru de la sécheresse, que juste l'idée d'un nectar, quel qu'il soit, transforme ma bouche en fontaine : tous mes fluides se déversent car je me sens vaincu, je me Manneken Pis.
Je sais que ma traversée de bitume (sables et rocs mêlés dans le plus long désert) n'est pas terminée, je sais que je me noierais si je revenais de suite, ainsi, sans travail de plus pour fortifier mes douves et mes palissades. C'est lourd, sur le dos, cette forteresse que je porte comme une croix; c'est lourd et je suinte et le désert m'harasse presque autant que toutes les bêtises dont je me sauve. Quand j'ai eu trente ans, je croyais que c'était fini, la fuite et la crainte; je croyais que c'était fini mais je n'avais pas compris que j'avais seulement les yeux fermés. Que pour arrêter de fuir, il faut d'abord se regarder courir et comprendre par où on s'en va...
Là, je marche dans le désert, personne ne me suit et j'écris au gens que j'aime pour le leur dire («je t'aime»). Là, je marche, je ne cours plus, et même si j'ai atrocement mal, c'est peut-être le début d'une première victoire. »
« Dans le désert je suis tombé sur un journal froissé, section art de vivre. Article scellé sous le sable : double IPA mythique des trois mousquetaires, bière hors série. Me voilà depuis si longtemps, me semble-t-il, sous le jugement impitoyable du soleil dru de la sécheresse, que juste l'idée d'un nectar, quel qu'il soit, transforme ma bouche en fontaine : tous mes fluides se déversent car je me sens vaincu, je me Manneken Pis.
Je sais que ma traversée de bitume (sables et rocs mêlés dans le plus long désert) n'est pas terminée, je sais que je me noierais si je revenais de suite, ainsi, sans travail de plus pour fortifier mes douves et mes palissades. C'est lourd, sur le dos, cette forteresse que je porte comme une croix; c'est lourd et je suinte et le désert m'harasse presque autant que toutes les bêtises dont je me sauve. Quand j'ai eu trente ans, je croyais que c'était fini, la fuite et la crainte; je croyais que c'était fini mais je n'avais pas compris que j'avais seulement les yeux fermés. Que pour arrêter de fuir, il faut d'abord se regarder courir et comprendre par où on s'en va...
Là, je marche dans le désert, personne ne me suit et j'écris au gens que j'aime pour le leur dire («je t'aime»). Là, je marche, je ne cours plus, et même si j'ai atrocement mal, c'est peut-être le début d'une première victoire. »
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