dimanche 8 novembre 2009

Est-il trop tard, Johnny Guitare ?

On m'a demandé de commenter, de commenter, commandé de commenter.

Il y avait des gros au début, partout, des gros junkie, des grosses en farine, des gros paumés, des grosses anorexiques : grosses dans leur tête.
- Je croyais.
Finalement, des filles qui s'époumonent à arracher les paroles, de l'énergie partout qui jompe sans arrêt, des jeunes qui s'allument de joint; je croyais rêver. Jamais je n'aurais crû que les jeunes savaient autant Jomper. Puis j'ai réalisé; je suis rendu vieux.

Pas que je sois trop vieux pour aller danser, non. Simplement : je ne suis pas né la bonne année. J'aurais dû être 4-5 ans plus jeune. Parce qu'eux, les jeunes, les vrai, ils ont la rage dans le coeur, ils ont tout à cracher, rien à garder, ils ont la pauvreté à arracher, n'arracher, va chier! Et Puis ça se lance dans les airs comme ça s'envoie en l'air partout sur un banc de parc et miam.

J'ai espoir qu'avec cette éducation de mornitude latente,
matante,
les jeunes, la jeunesse,
ivresse
de jour de l'an,
va se révolter vivement.
J'ai espoir d'un grand écran garoché de sang,
d'une étoile d'un rouge éclatant!

Ah oui, Leloup? Oui, bah, il est venu, il a joué de la guitare, j'aurais fumé, moi aussi, un petit joint qui passe devant, puis POUF, disparait; la sécurité veut nous enfermer. Il a joué de la guitare, ganganganganganganganga-yé! Des solos trop long, et il changeait tout le temps de guitare, et c'était comme quand le soleil se couche : je pourrais passer mon temps à vous l'expliquer, mais ce ne sera jamais aussi beau que de le regarder.

Comme il est grand le chef des indiens, comme il est grand.

- PV

vendredi 6 novembre 2009

Les gros

Plus qu'une journée avant ce défi amusant d'aller Jomper sur le soul endiablé d'un loup enragé de 50 ans. J'ai hâte.

Mais je n'ai pas la tête à ça pour l'instant. Il manque de sirènes de police dans ma tête. Parce que je n'ai pas dormi dans l'autobus, ce matin. J'ai eu des idées de politique. J'ai mal de mon peuple.

Cette agonie latente d'attente d'action, car mon peuple a oublier avant et se dirige vers sa télévision en attendant impatiemment sa dose d'Occupation Double. Avant, il s'intéressait - un peu - à la politique, on voulait un oui, on voulait un non, mais on voulait.
C'est fini, tout ça.

À force de se faire dire, de se dire, de se répéter, de se croire, qu'on n'a aucun pouvoir, aucun choix, aucun Shoix! On reste assis, persuadés que notre sort est de rester apathique dans cette société compulsive, convulsive, qui nous répète toujours de ne danser que dans notre tête.

Il y en a tout plein, des des intéressés, des soldats, non-informatisés qui ne se sont pas encore fait faire d'attouchements sexuels par leur électronique, qui se révolteraient si seulement ça pouvait changer. Le révoltarisme vous mande en toute franchise de cesser de vous asseoir, de parler, de déguidiner, de faire bouger. Bounce le gros.

"Deviens-le, c'est ta seule chance." - J'ai vomi dans mes cornflakes

mardi 3 novembre 2009

Regain

C'est bon c'que tu bouffes.

Ça sent le cafard.

Et tout ça qui tourne en rond, mais un patriarche qui m'encourage, il veut que je garde mon fusil bien haut au dessus de la marée rose médiatique, bien caché des averses de spécial K et de maigreur et de santé et d'apparats. Mon fusil littéraire qui crache et BOUM !

Mais ça ne se termine jamais.

"Faut pas lâcher. Faut se battre contre les sales jusqu'à ce qu'ils soient tous enterrés. Et si on les tue pas tous, au moins, on leur aura fait la vie dure."

Les sales... Je vais les laver avec mes mots, les arroser comme des juifs en 1940, comme si j'étais nazi, néo-nazi, néo-toute-l'hostie-d'histoire. Et détruit comme le 11 septembre, démoli comme le nez du sphinx, défoncé comme le mur de Berlin.

Mon fusil se pointe déjà pour une attaque sans précédent qu'il faudra retravailler bien fort avant de la lancer, la retravailler comme jamais, la retravailler avec amour, avec elle ou elle, mais avec une gâchette d'or, la détente de cuivre et le canon de polichinelle.

Et tout un tas de beaux mots pour exploser le laid en tentative vaine.

Mon fusil est main et mes munitions sont poèmes. Je passerai à la mitrailleuse quand j'aurai terminé mon roman qui avance, qui avance.

- PV

lundi 2 novembre 2009

Baptème

Et voilà, l'heure serait arrivée. Et pourtant, rien.

La catéchumène m'a béni, je suis un nouveau prêtre à présent, rempli-comblé d'un espoir verdâtre - et le vert est ma couleur favorite - qui baigne dans mon sperme crânien et qui enfante mille idées.

J'ai les yeux qui tournent et les mains folles.

Houla-Houla ! C'est que le temps file aujourd'hui, il fil et moi j'aiguille vers cette entrée de blog qui est un hommage à tout ce qui peut arriver. Son béton svelte incorpore à mes rêves des touches de fraises et de crêpes qui floppent et volassent au goût qui jompe ! Ses rêves sont des tunnels qui faiblissent et surtout me font pâlir de gêne. Au nom du poète, du fil et du saint-papier !

Alors le baptème attendra, bon, que je la vois, la regarde, la sculpte, la poète-poème-écrire. En attendant; soyons vigilent !

- PV

dimanche 1 novembre 2009

Compréhension

Premier message de novembre, il est 2h30 du matin, l'halloween est terminé.

Ce soir, j'ai compris que je ne suis pas fait pour la société, fondamentalement inapte à bien m'y comporter, un peu comme si la bienséance, pour moi, était le feu dans la rip des souries qui trottent dans ma tête, et j'en devient fou.

Oh, Il y a les mâles qui sont beaux, on les regarde quand leur assurance est fidèle, et elle l'est. Les femmes sont à leur cous, c'est si facile pour eux, je suis jaloux.

Oh, il y a aussi les mâles faibles, laids, grossiers, qui harcèlent sans cesse les pauvres belles qui n'ont pas le courage d'aller montrer leurs petits seins aux mâles qui sont beaux.

Et les femmes, mi victimes, mi vipères, qui font toutes un peu pitié à leur manière.

Moi, je n'ai ni assurance, ni dépendance, ni seins. J'ai ma main sur laquelle je dessine, j'ai mon écran pour écrire, et une peine cyclique qui frappe ce soir comme ça faisait longtemps.

Dehors, novembre.

- PV